Bo Johnson – les rencontres du Festival Afropolitain Nomade

Bo Johnson

– les rencontres du Festival Afropolitain Nomade

 

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J’ai rencontré Bo Johnson durant le Festival Afropolitain Nomade à Dakar. L’artiste d’origine camerounaise faisait partie de la programmation officielle de cette édition sénégalaise. L’un de mes coups de cœur. Quel personnage et quelle voix !!! Le lendemain de sa prestation, je l’interviewais depuis la MCU à Ouakam.

 

Comment te présentes-tu au monde?

« Je suis Bo Johnson, artiste ; auteur, compositeur, interprète et performer. Je suis français d’origine camerounaise. Je suis un enfant du monde, de l’art et de la musique. Peux importe où je me trouve si je me sens bien j’écris où je chante. C’est difficile de me situer parce que je n’aime pas les cases. Pour mon final lors du Festival Afropolitain Nomade, j’ai joué de la Soul, du Hiphop, de la Funk en passant par le soucousse. Au début j’avais peur de ce nouveau publique mais en faite les gens ont apprécié. Quand tu y vas avec le cœur les gens suivent. »

Première fois au Sénégal ? Comment l’as-tu vécu ?

« Chaque fois que je suis en Afrique, je trouve les gens un peu agressif. Mais ici au Sénégal, ca n’a pas été le cas, je ne me suis pas senti perturbé. J’étais à l’aise, tout le monde était super cool, très ouvert, très avenant. Ca me fait un pincement de partir. J’espère revenir assez vite parce que je n’ai pas pu profiter de mon séjour, découvrir vraiment la culture. Le festival était assez intense. J’espère que j’aurais marqué certain esprit et que je pourrais revenir jouer un jour, avec grand plaisir. On m’a proposé certain truc, j’attends de voir ce que ca va donner. »

 

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J’ai vu que la MCU a mis un studio à disposition. As-tu eu le temps d’enregistrer quelques morceaux durant ton séjour ?

« Beaucoup d’entités ceux sont retrouvés le temps du Festival. Ca aurait été dommage de ne pas en profiter pour faire quelque chose. Je travail déjà sur un album mais je me suis dit, pourquoi ne pas créer pour développer mes compétences, partager ces richesses. On a fait de belles choses et du coup je suis entrain de voir, si je ne vais pas intégrer certains des morceaux dans mon prochain album. »

Comment as-tu rencontré l’organisation ?

« La vie est faite de très belle surprise. Ca fait sept ans que je connais Veeby , la fondatrice du Festival mais à travers les réseaux sociaux. Je la suis depuis et j’apprécie beaucoup sa musique. Je suis allé à Montréal l’année dernière, j’y ais vécu 4 mois. Quand j’y étais je l’ai contacté et j’ai pu la rencontrer lors dans un évènement dans une galerie branchée de Montréal où elle a annoncé la prochaine date du Festival, celle de Dakar… J’étais très enthousiaste, j’ai finalement postulé et ils ont retenu mon profil pour cette édition 2018. »

Comment va se passer le reste de ton année 2018 ?

« Après le Festival, je rentre en France puis le mi-aout je vais en Amérique du Nord. J’ai deux dates à Montréal puis à Edmonton puis à Boston, à New York. Ensuite je reviens sur Montréal où j’ai d’autres dates début Septembre puis je rentre à  Strasbourg. Je dois y tourner un clip du 12 au 17 Septembre puis je vais à Paris pour enregistrer d’autres morceaux de mon prochain album. En parallèle de mon activité, je suis aussi organisateur et promoteur d’évènements. J’organise Les Strasbourg Live’s Sessions autour de l’art et de la musique. L’idée c’est de mettre en avant la pépinière artistique, locale où régionale à travers des concepts et des lieux inédits tous les derniers jeudis du mois… »

 

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Comment as-tu le temps de travailler sur ton album avec tous ça ?

« Ce qui est bien avec ce projet d’album c’est que depuis l’année dernière j’enregistre des chansons, de Montréal, Strasbourg où Dakar j’ai pu avancer sur ce projet. J’ai 200 titres d’enregistrés, il faut juste que je choisisse et finalise une playlist. Y’a des chansons que j’ai écrite depuis l’âge de 15 ans. Après en fonction du feeling et de l’émotion ressentie, je réadapte certaines d’entre elles, d’autres que je garde pour un autre projet. Avec le temps et l’expérience j’ai aussi une meilleure maitrise de ma voix donc cela joue aussi sur les choix relatifs aux morceaux… Je pense sortir l’album entre Novembre et Février 2019. »

Comment es-tu rentré dans la musique ?

« J’avais 4 ans, j’étais au Cameroun, Papa vivait encore. Il était choriste grégorien et tous les dimanches il était sur le piano. Il m’a appris le solfège et a maitriser ma voix. On m’a envoyé à la chorale pour parfaire mon chant. Après on est allé vivre en France. A 9ans j’étais Maitre de cœur. Après avoir perdu mon papa, j’ai arrêté de chanter. Il m’a fallu plusieurs années pour avoir le courage de reprendre cette vocation. On ne peut pas fuir en faite, tu chasses le naturel, il revient au galop.

J’ai par la suite intégré une chorale à Strasbourg, j’y chante depuis plusieurs années. Ensuite j’ai rencontré un groupe avec lequel j’ai pas mal tourné. Avec les incompatibilités d’humeurs, on a pris des voix différentes. J’ai commencé à faire des soirées électro hyper branchées dans des endroits anodins. Je me suis vraiment amusé. J’ai plus développé le coté électro, avant de revenir vers mon coté chanteur soul. C’est aussi pour çà que mon univers est vraiment éclectique. J’ai été durant sept ans, chanteur résidant de la Fashion Week à Strasbourg et depuis cette année je suis devenu le Directeur Artistique. J’ai fait sept ans d’affilé le lancement des lumières à Strasbourg, un évènement international annuel qui réunit des millions de gens au moment des fêtes de fin d’année. J’ai fait pas mal de choses. J’ai eu beaucoup de chance… Je n’ai pas eu un cheminement normal. Toutes ces expériences m’ont mené finalement à faire cet album. »

Justement avec toute cette expérience, aurais-tu un conseil à donner aux plus jeunes ?

« On m’a longtemps écrasé, dit que j’étais incapable de quoi que se soit, dans la musique comme dans la vie. A l’heure d’aujourd’hui, j’ai un bac plus huit. Quand je chante les foules se lèvent parce que je chante avec mon cœur et mes tripes. Je reste verticale. Ce qui mérite d’être fait, mérite d’être bien fait. Il faut garder sa verticalité et se battre. Ca ne sera pas facile, mais rien n’est facile dans la vie.  Ils sont très rare, ceux qui arrivent au bout, donc faut cravacher dur … Si on te ferme une porte, tu passes par la fenêtre. Aussi c’est important de rappeler que l’art n’est pas fait que pour divertir. L’art est fait pour éduquer… »

 

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