Boddhi Satva – Act 2 – Electrafrique

Boddhi Satva – Act 2 – Electrafrique

 

pexels-photo-318193

 

Il y’a quelques semaines, à Dakar, se déroulait la 9 ième édition d’Electrafrique, la soirée afro-électro, initiée par Dj Cortega. Pour cette neuvième édition, Cortega invitait Boddhi Satva et Dj Psyle. La soirée fut inoubliable !

J’avais rencontré Boddhi Satva, il y’a quelques années auparavant lors de la première édition du Festival Afro House, à Dakar. A l’époque, j’avais eu l’occasion de le rencontrer et de l’interview ( Act 1)…

Avant que l’artiste reprenne son vol pour la Belgique, je le retrouvais chez Aissa Dione, pour une nouvelle interview pour la plateforme culturelle, Wakh’Art.

 

 

Boddhi  Satva : « L’année où je suis venu, 2013, a été une année décisive pour moi. Mon père est tombé gravement malade en décembre 2013. Un mois et demi plus tard, il est parti, emporté par une leucémie aigue.  A ce moment là tu as deux choix, où tu sombres où tu te relèves. Étant l’ainé de la famille, j’avais pas le temps d’être déprimé, il fallait que j’avance. J’avais une responsabilité morale… De toute façon c’est la vie, elle ne fait de cadeau à personne. Mais c’est vrai que ca été une période où je me suis beaucoup remis en questions. Ca a réveillé un autre monstre en moi. C’est comme ca que l’album Transition est né… »

 

IMG_4571

 

Transition

Boddhi Satva : « J’ai fait cet album en six mois. J’ai eu la chance d’avoir pas mal de personnes qui ont été séduites par le projet. Tu retrouveras quelques personnalités importantes comme  les Nubians, Nelson Freitas, Davido, Dj Arafat etc…  J’ai passé deux mois à mixer et à masteriser le projet puis on l’a lancé. Cet album caractérise bien, ce que mon père aimait. Il me disait souvent, qu’il apprécie ma musique mais il me reprochait de faire de la musique de niche…

Sa disparition a changé ma manière de faire de la musique mais cela à aussi changé ma façon de la marketer. J’ai du apprendre à la packager pour qu’elle est touche plus de monde. Même au niveau de l’arrangement, tous les titres font moins de 4min30. C’est important d’évoluer, d’apprendre à se réinventer. Sortir de sa zone de confort. Le changement c’est la vie… »

J’ai choisi ce titre en hommage à mon père mais aussi parce que la mort est une transition. Ca peut être une mort physique vers une vie spirituelle. Mais il y’a aussi le faite de passer d’une étape à une autre. C’est une période transitionnelle, qui n’est pas forcément évidant. Ca fait trois ans !

Je travail actuellement sur le troisième et prochain album. En faite c’est une trilogie. Le premier s’appelait Invocation, le second Transition et le troisième Manifestation.

 

a3692192820_10

 

Manifestation

Boddhi Satva : « Un avant gout de ce qui arrive, c’est le titre que j’ai fait avec Bilal. C’était un rêve qui c’est réalisé. Le titre est sorti depuis deux semaines. Je veux produire cet album de façon organique. Je pense que je vais faire des titres puis voir… J’envisage de travailler avec des artistes sénégalais…  »

 

 

Les Dates à venir

Boddhi Satva : « Avant de venir à Dakar, j’étais au Congo pour un festival, puis je suis allé à Casablanca pour une date. Le weekend prochain, je serais à Bruxelles après je vais à Dubaï, après Londres, puis à Manchester. Ensuite je dois aller en Allemagne, puis au Qatar et en Asie… Je suis déjà allée à Shanghai, Singapour et Séoul. Je n’imaginais pas avant d’aller en Asie, que les gens de là-bas écouteraient de la musique africaine… Après on touche du bois, parce que ca ne dépend pas de nous. La vie de DJ reste difficile. On tourne pas tous le temps…»

Comment tu gères les tournées et la production des projets ?

Boddhi Satva : « C’est chaud. Je sais que quand je rentre à Bruxelles, je vais ré avoir un temps d’adaptation avant de reprendre mes activités. Les tournées me cassent moins maintenant. Je suis très actif, je fais du sport. J’ai un programme que je définis et j’essaye de respect ca le plus possible. »

 

pexels-photo-318255

 

OGWeekender – Festival Afro house

Boddhi Satva : « On est en discussion. On réfléchit à une nouvelle édition. C’était un bel évènement mais ca nous a couté cher, les partenaires n’ont pas suivis financièrement. Ce qui fait qu’on n’a jamais pu relancer la machine. Mais on est là. Cortega fait son évènement Electrafrique. Tchoub Tchoub est entre l’Europe et le Sénégal il vient régulièrement, Grande Ourse est également entre la France et le Sénégal. On est toujours en contact, on essaye de voir ce qui peut être fait. C’est clair que si on avait des moyens, on organiserait une nouvelle édition. Si ca doit se refaire, ca se refera dans les meilleurs conditions. ca sera plus impressionnant, plus étoffé et peux être que cette fois, il durera sur plusieurs jours. Peux être aussi qu’à ce moment là, le publique sera prêt. D’ici là, on va essayer de travailler et de revenir plus régulièrement.»

Ton Top 5 du moment

Playlist Bodddhi Satva pour Wakh’Art.

Lien ici: https://open.spotify.com/embed/user/1119458665/playlist/1l7cOmFj74qkVF8GxKj96e

 

Retrouver Boddhi Satva sur Facebook / sur twitter

Retrouver notre première interview de l’artiste : http://www.wakhart.com/boddhi-satva/

 

pexels-photo-318241 (1)

 

 

 

Wakh’art on Soundcloud

logo wakhart roots

L'art comme facteur de développement.
Art as a development factor.
الفن كعامل من عوامل التنمية.
El arte como factor de desarrollo.
विकास के कारक के रूप में कला.
L'arte come un fattore di sviluppo.
艺术作为发展的因素。

Wakh’Art’s Tumblr

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *