DKMF – Sophien Arrar

DKMF – Sophien Arrar

 

Un après midi de fin de semaine, je recevais Sophien et Hirondine, au cœur de la Boîte à Idée. À l’ombre du manguier, Sophien à l’initiative du Dakar Music Festival répondait à quelques unes de mes questions…

 

 

« Depuis que je suis petit j’adore la musique, j’ai fait sept ans d’école de solfège où j’ai joué de la guitare et de la trompette. J’ai arrêté à quinze ans parce qu’à cet âge j’avais envie de m’épanouir dans autre chose notamment le sport. Pendant mes études supérieures la passion pour la musique m’est revenue et au fur et à mesure des mes voyages j’ai découvert le milieu musical au niveau international.

J’ai crée un premier festival à Paris en 2013, pas moins de 20 000 personnes s’y sont présentées, ce fut la piqure, depuis j’ai développé plusieurs évènements à Paris dans des lieux mythiques comme la Salle Wagram ou le Pavillon Cambon. J’ai même organisé un festival dans la cité du Cinéma de Luc Besson pour environs 10 000 personnes !  Après ça, j’ai décidé de quitter Paris pour aller m’installer à Ibiza où je vis depuis et où je collabore sur la résidence d’un évènement dans l’un des clubs de la place, HEART. L’année dernière, j’ai organisé des événements un peu partout dans le monde dont au Mexique, à Berlin et à Amsterdam… Dakar Music Festival est le premier événement que je conçois en Afrique.

J’ai découvert Dakar l’année dernière, à la même période, au mois de novembre, c’est mon ami François qui m’y a invité après avoir habité 20 ans ici et après quelques jours passés ici j’ai décidé de développer le DMF,  je me suis associé à François Lecoq et nous avons convié deux acteurs locaux Gaston Madeira et Edmond Squeli. On a développé une association, Music for Earth, et depuis on bosse sur la mise en place du festival !  »

 

 

Dakar Music Festival

« C’est un événement culturel mais aussi socio-éducatif et environnemental. Le DMF collabore avec différentes associations dont celle de Jacques Attali « Positive Planet » . D’ailleurs, notre organisation leur a offert des places qu’ils ont vendues aux enchères lors d’un diner de charité à Londres, cet argent servira à financer un projet d’incubateur de start-up au Sénégal en 2018. Nous sommes fiers d’annoncer que nous sommes également en partenariat avec l’ONUDC. L’ouverture du festival se fera le jeudi 16 novembre dans les locaux de l’« Empire des enfants ». Le but est de mettre en lumière cette association qui s’occupe des enfants de la rue, par le biais de leur organisme ils leurs offrent des activités, un toit, de quoi manger et un accès à l’éducation.

Une partie du programme du Festival se déroulera au Lac Rose du 19 au 22 novembre. Durant trois jours, le public aura accès à une exposition d’art, un fashion show, des performances artistiques, des cours de Yoga, de la musique Live et des Dj sets et une conférence avec

L’association Village Pilote basée au Lac Rose viendra également avec les enfants lors d’une journée du Festival, puis nous nous déplacerons chez eux pour faire des ateliers avec les enfants.

Au cours des 10 jours, il y aura plusieurs soirées mémorables de musique Live dont un important évènement sur l’esplanade du Monument de la Renaissance qui alliera volet associatif, concert live et DJ set, s’en suivra une programmation haute en couleur dans les clubs cultes de Dakar et sur ses plages pittoresques. Le festival prend de plus en plus d’ampleur, nous venons même d’ajouter une date à l’université Cheikh Anta Diop, pour offrir et faire découvrir nos artistes aux étudiants sénégalais. »

 

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La programmation

« Étant donné mon background dans la musique électronique et celui de mes associés est dans la musique Live nous avons tenu à présenter les deux univers.

C’est dans cet optique que nous avons invité des artistes locaux têtes d’affiches qui portent la passion sénégalaise comme Souleymane Faye, Didier Awadi, Idrissa Diop et bien plus encore. Au niveau des DJ nous avons invité plusieurs styles d’artistes qui s’expriment par différents types de musique électronique comme la House, la Tech-House, la Deep-House et l’Afro-House.

Le but d’une telle programmation est de créer une synergie entre la musique électronique et la musique africaine. La musique électronique étant de nos jours très populaire au niveau mondial, elle ne saurait tarder à prendre ses marques en Afrique de l’Ouest.

Notre but ultime c’est surtout de donner des envies, d’inspirer, de partager avec le public et de créer de la sympathie entre les cultures. La musique n’est-elle pas un moyen de communication universelle ?  »

 

Photo Sophien

 

Le public Sénégalais est-il réceptif à ce type de musique ? 

« Justement, nous en sommes convaincu. D’ailleurs, l’année dernière, au mois d’avril, nous avons fait des essais durant une semaine et le public dakarois s’est montré très réceptif. Pour l’occasion nous avons organisé plusieurs soirées et chacune fut marquante, il y avait entre 200 et 500 personnes à chaque évènement ! Pour cette première édition du festival, nous prévoyons entre 8 et 10 000 participants.  Étant donnée le caractère international de nos artistes, le public promet d’être au rendez-vous et très diversifié pour cette première édition, et beaucoup de personnes se déplacent de l’étranger pour venir assister au Dakar Music Festival.

Quels sont les objectifs du D.M.Festival ?

« Pour nous c’est déjà que le public soit au rendez-vous et puis que les retours soient bons. Nous souhaiterions inscrire ce Festival dans l’agenda culturel sénégalais et ce au travers du temps. Ainsi que faire connaître le Sénégal en tant que LA destination touristique, aider ce pays inspirant à se démarquer et à en faire une destination incontournable. C’est d’ailleurs dans ce sens que nous travaillons avec les différents ministères et l’ASPT, par ailleurs un stand du Dakar Music Festival sera installé à l’aéroport pour pouvoir informer les voyageurs. De surcroit nous désirons offrir un environnement sécuritaire et accueillant pour tous les festivaliers, c’est pourquoi nous garantissons la mise en place de tous les moyens nécessaires pour assurer la sécurité du public.

 

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Financer un Festival de ce type

« Ce n’est pas une tâche facile, cela va de soit,  c’est dans cette optique qu’on ne prévoit pas gagner pas d’argents avant quelques années, pour nous l’important c’est de pouvoir faire profiter tous le monde et de marquer les esprits. Un festival de cette ampleur coûte plusieurs centaines de millions de Francs, c’est un vrai investissement personnel que de s’être lancé dans cette aventure.

Dans cinq ans où seras-tu Sophien ?

« J’espère que je serais encore sur les routes des festivals. J’en ai déjà fait pas mal mais il y en a 2 ou 3 que je souhaiterai faire comme Coachalla  ! »

 

Achetez vos billets : Billetterie du Festival

Teaser du Festival : Youtube

Le Dakar Festival sur Wakh’Art : http://www.wakhart.com/events/dakar-music-festival/

Le site: www.dakarfestival.com

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