Hot! Elsewhen

Elsewhen

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Un samedi soir, je me suis rendue dans la zone industrielle, aux abords de Dakar pour la soirée de clôture du projet Elsewhen, présenté durant la Biennale. Alors à la recherche de ce lieu tenu secret, mes compagnons et moi-même étions tous émoustillés à l’idée de découvrir cette ville africaine futuriste.  Le projet entouré de mystère était portée par la fameuse styliste sénégalaise, Selly Raby Kane. Après quelques minutes de marche, je découvrais un immense hangar d’où émanaient lumières et sons.

« Elsewhen, une expérience immersive, un voyage à travers plusieurs réalités Spatio-temporelles, un parcours, une plongée dans une succession d’expérience »… disaient le texte d’introduction extrait du dépliant, remis à l’entrée de la ville éphémère.  L’espace était immense, aménagé de part et d’autres.

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Le Hall d’entrée est un sace destiné à la présentation de l’ensemble des archives et témoignages sur l’existence d’Elsewhen. Un espace qui a pour objectif de préparer et documenter les membres de l’expédition.

  • La pièce Cubique noire situé à gauche attira d’abord mon attention. L’œuvre est signé par Jah Gal et Blitz the Ambassador. Jah gal a créé des personnages aux tenues afro-futuriste, installés de part et d’autres de la pièce.  Les visages des mannequins sont pris dans des masques surréalistes éclairés par des lampes Led. Dans la pièce, une installation sonore crée par Blitz the Ambassador propose un voyage dans l’imaginaire.

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    • Face à cette installation, Trilogia, une œuvre de Blitz The Ambassador. Une pièce découpait en trois espaces ou se mêlent installations et vidéos. Ici Blitz recrée les souvenirs d’une femme d’Elsewhen. Ces souvenirs retracent sa vie passée sur trois continents différents. Réalisé entre Accra, Brooklyn et Salvador Bahia, Trilogia propose une expérience multi-sensorielle et donne un aperçu sur un monde avant Elsewhen.
    • La pièce à droite de celle-ci, est une œuvre de Mamadou Diallo intitulée les Carnets de Seyni Dia. Une œuvre tragique qui rappel la mort, le culte mais aussi l’égalité face aux dénouements de toutes vie. Eclairé de Led rouge, le voyageur est embourbé dans une atmosphère pesante.  L’installation est un subtil mélange entre le culte animiste et la représentation d’une chapelle. L’artiste interroge sur le tragique et le dépassement de soi.

Un espace de transition composé de miroirs au sol invite le voyageur à entrer dans un nouvel espace, un genre de porte d’entrée dans Elsewhen.

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  • Là, une nouvelle pièce se présente au voyageur. Une œuvre nommé O.I.C Bach est y installée. L’œuvre exhumée de l’artiste sud-africain, Bogosi Sekhukhuni est un bain soignant de l’Ordre des Cercles Infinis. Une expérience de soins médicale hors normes, basée sur le son et la vibration. Une vision de la cosmologie africaine liée à des réalités physiques. Ici l’artiste encourage le dialogue critique sur les systèmes de connaissances.

Au sortir de cette expérience, le voyageur traverse un tunnel de plastique inondé de lumière verte. Un genre de sace spatio-temporel qui permet au publique d’accès la seconde partie du hangar, la ville d’Elsewhen.

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    • Là je découvrais plusieurs œuvres posés de çà et là. Ma favorite, The lady of the Infinite Circles, une œuvre de Selly Raby Kane. L’installation représente un arbre de lumière bleu, fait d’un entremêlas de mannequins femmes vêtues de tissus blanc. Une niche faite de femmes scientifiques ou une métaphore mêlée de science, de culte et de matières. Ici Selly Raby Kane questionne une réalité alternative qui nous détermine et trame nos rêves.

  • Avant de sortir de la ville futuriste, je découvrais sur ma droite, l’œuvre de Paul Sika, artiste ivoirien. Cette dernière installation nommée, Dans le monde de Yelen, se compose de Fleurs et de sculptures géantes au format inhabituel. L’œuvre est la métaphore d’une ville fleurie ou simplicité et beauté sont mises en avant pour le bonheur des voyageurs.

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Retrouver ElseWhen sur facebook.

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Photos Elsewhen.

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