Hot! Festival des Vieilles Pirogues

Le Festival des Vieilles Pirogues

 

 

Je suis arrivée, « la tête dans les chaussettes », à la Gare routière de Dakar, à 10h du matin le jour de la St Valentin. L’objectif était de trouver une voiture, en direction de Saly, pour le Festival des Vieilles Pirogues. Avez-vous déjà essayé de prendre un taxi sept places ? Non et bien, je dois dire, que c’est une prise de tête incroyable. A peine arrivée, les taxi-mans m’ont sauté dessus. C’était pire qu’au marché Sandaga. Après 1h30 de négociation, nous sommes finalement tombés d’accord. Accompagnée du groupe S’killaz et de notre Dj favoris Kya la Roja, signée WAM, nous embarquions à destination de Saly.

Une heure plus tard, nous étions à Saly. Le voyage vers Saly était passé à une vitesse incroyable. Arrivés sur le site, le staff du Festival, nous a reçus chaleureusement. On prit possession de nos badges bleus, puis j’allais saluer l’équipe de l’association Tapis Vert, organisatrice de l’évènement. Après de longues minutes de discussions avec Ibou Laz, je rejoignis  El Hadj Fofana, le responsable des Artistes invités sur le Festival. El Hadj installait le groupe et la Dj dans les back stages. Puis il repartit nous chercher des bouteilles d’eau.

L’humeur était bonne enfant, les artistes accompagnées de JB Joire et Diattus Carter, tous deux photographes, prenaient possession des lieux. Bientôt 16h, l’heure de la balance arriva. Solaris, l’entreprise qui s’occupait de la sonorisation, avait monté une super scène et s’occupait de l’ingénierie son. S’killaz et La Roja faisaient leur balance… Pendant ce temps, je rencontrais l’équipe d’Africable Télévision, qui décidait de m’interviewer. C’était drôle d’être devant la caméra !

 

 

Après leur balance le groupe passait eux aussi en interview. Plus tard, une voiture nous conduisait à leur hôtel, situé à vingt minutes de route de là. L’Anacardier se dessinait devant nos yeux. Dominique la directrice des lieux installait le groupe et nos deux photographes dans une case, composé de deux appartements, situé à quelques pas de l’entrée pendant que je commandais à boire. Il était déjà 18h, nous avions à peine 1h30 avant de retourner sur le site. Je devais faire l’ouverture du Festival et annoncer les groupes durant la soirée.  Je dois l’avouer, cette première expérience scénique me stressait depuis déjà plus d’un mois.

L’arrivée de nos boissons me sortit de mes pensées. Avec la troupe, on décidait d’aller siroter nos cocktails près de la piscine à quelques mètres de là. Les plus courageux décidaient de se baigner. Les jambes dans l’eau, je ne restais que quelques secondes. Elle était si froide. Comment faisaient-ils pour se baigner ? J’allais prendre une douche chaude et je commençais à me préparer. Après leur baignade le groupe fit de même. Bientôt vingt heures ! On pressa le pas. Je rappelais El Hadj afin qu’il nous envoie une voiture. Mahtar, le conducteur arriva vingt minutes plus tard. La Soirée s’annonçait fraiche.

Sur le site du Festival, on retrouvait la foule qui commençait à arriver. Les artistes partaient manger pendant que je me dirigeais vers l’arrière de la scène. Le concert allait commencer. Vêtue d’une robe et d’une veste Sisters of Africa, je montais sur scène au signal de la régie. Des sons sortaient de ma bouche, mais je dois dire, que seul mon cœur résonnait dans mes oreilles. La crise cardiaque n’arrivait pas, mais c’était moins une. Je laissais la place aux premiers groupes.

 

 

Beug Bamba ouvrait le Festival sur la scène secondaire. La compagnie Afro Contemporaine de six danseurs, interprétait un extrait de Mariama. Sourakata Diabaté, groupe acoustique venu du Mbour, originaire du Mali montait sur scène. Le groupe composé de trois musiciens Diali, James et Naya Bingui jouent un mélange Afro Mandingue entre Tradition et Modernité. Sur la scène secondaire, Missionnaire Dance Crew prit le relais. Composé de quatre danseurs, Aba, Miriam, Amina et Youssou, la troupe proposait une performance de dance hall. A la fin de leur performance, S’killaz prit possession de la scène principale, au coté de Kya. Après 4/5 d’heures de folie, I Science prit le relais et clôtura la première soirée du Festival. Je remerciais les partenaires et le public, sans oublier de leur donner rendez-vous le lendemain pour la seconde journée du Festival. Après le concert et une halte restauration, j’allais me coucher épuisé dans la superbe location, prêtée par un ami du Festival.

 

 

 

La seconde journée du Festival commençait bien. Le Soleil était au zénith,  il devait au moins être midi. Après un petit déjeuné rapide. J’appelais la troupe pour voir où ils en étaient et si tous se passer comme il fallait. Les uns émergeaient, les autres prenaient leurs douches. Après cela, je recontactais El Hadj pour qu’il m’envoie une voiture. Près de deux heures, plus tard nous étions sur le site du Festival.  La journée se passait tranquillement. Les artistes se faisaient interviewer. Les enfants jouaient dans les châteaux gonflables. Les autres mangeaient des crêpes et des barbes à papa. Avec le groupe S’killaz et les photographes ont fit quelques photos auprès des voitures de collections prêtées par le Circuit de Sindia.

 

Plus tard, on partait en balade dans Saly. Tous les sept on déambulait sous le soleil et l’air marin de Saly. On était content d’être là. On finit l’après midi dans un bar au bord de la plage. Pendant que les uns jouaient au foot, les autres mangeaient un morceau. Le rêve les pieds dans l’eau. J’avais vraiment l’impression d’être en vacance. Je regrettais déjà la fin de ce séjour.

 

La fin de l’après midi passa vite. Bientôt 18h30, il fallait qu’on se mette en route. Le festival allait commencer. Après une heure de galère pour trouver une voiture. J’arrivais enfin à l’appartement. Après une douche express, j’appelais notre cher El Hadj. Arrivée sur le site, il était déjà 21h, je courrais vers la scène. La technique son me fit remarquer mon retard. Je montais sur scène et introduisait Mustapha Naham. Le lauréat des instituts français 2013, fit une belle prestation. La foule était plus importante que la vieille. Sahad and the Natal patchwork s’en suivit. Le groupe portait bien son nom, composé de Sénégalais, marocain, allemand, américain, congolaise et ivoirien. Mélange d’influence musicale. Le groupe est un peu un portrait du monde. Après la prestation du groupe,  Danse Fe montait sur la scène secondaire. Le groupe de Trois danseuses interprétait un extrait du spectacle Amazone. Danse Fé Lutte contre le cancer sein à travers ces spectacles. A la fin de leur prestation, Takeifa pris le relais. Après une scène folle, Ombre Zion clôtura le concert et le Festival.

 

 


Après une belle soirée, je remerciais l’équipe Tapis Vert pour la qualité de leur service et de leur Festival. Je remerciais également tous les sponsors notamment Solaris, pour la qualité de leur travail.

A la fin du spectacle, je remerciais tous le monde, et partait en virée avec le groupe S’killaz. C’est ainsi que j’achevais notre weekend de Festival.

 

Retrouvez le festival sur

https://www.facebook.com/FestivalDesVieillesPirogues?fref=ts

 

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