Guédiawaye by Rap, édition 2016

Guédiawaye by Rap, édition 2016

 

A peine quelques jours, après le Festival Guédiawaye by Rap, je croisais Pape Mamadou Camara aka Young Noble, acteur culturel du centre Ghiphop, à l’initiative du Festival ; avec qui j’échangeais …

 

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Comment vas-tu, Young ?

Fatigué, après ces six jours de festival.

Comment ça s’est passé ?

Plutôt pas mal dans l’ensemble, malgré que je ne sois pas trop satisfait de l’organisation et de certaines choses qui se sont passés. Je suis plus satisfait du festival de l’année dernière avec moins de moyens.

A quoi cela est dû selon toi ?

« Les deux premiers jours se sont bien déroulés mais quand les concerts ont commencé, un retard incroyable s’est accumulé, certain soir on a fini à 3h du matin.  Les équipes de 2stv sont arrivés en retard le premier jour de concert et ça a eu des conséquences sur tout le planning du Festival. C’est un peu çà, que je déplore. C’est dommage, parce que le public n’a pas compris, on ne les a pas habitué à ça. La communauté est exigeante… Les concerts se sont terminés trop tard, et le public n’a pas cette habitude de G Hip Hop. Certains artistes n’ont même pas pu jouer. Ce n’est pas élégant, ces artistes font partie de nos amis, de nos familles. On est désolé pour ça. »

 

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Est-ce que les autres partenaires ont respectés leurs engagements ?

«  Oui, tous ont respecté leurs engagements.

On a fait des journées de sensibilisation, UNHCRR sur l’Apatridie, l’ONG 3D nous a accompagnés sur le budget et ils nous ont formés à la gestion collective. Nous avons réhabilité un jardin d’enfant. La Senelec a fait des ateliers sur la responsabilité sociale des entreprises, l’entreprise Madar a appuyé une caravane pour sensibiliser sur plus de conscience sur l’hygiène et la propreté. Les populations ont reçu beaucoup de cadeaux. Ils étaient contents. On a partagé des très bons moments avec eux. C’était très chaleureux.

La francophonie, nous a appuyés pour faire venir des artistes internationaux, mais certains de nos autres partenaires qui avaient pris des engagements pour notamment, le logement, n’ont pas respectés le protocole d’accord, du coup nous n’avons pas pu faire venir les artistes. Certains d’entre eux, ont compris mais d’autres étaient très en colère.

C’est difficile d’organiser un Festival de grand standing avec des conditions aussi difficile. On est jeune, le Festival a trois ans, mais on apprend de tout ça, et on pourra apporter des améliorations pour les prochaines éditions. »

 

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Quels sont les projets pour 2017 ?

«  Côté formation, avec l’OFP, nous avons un protocole d’accord pour faire venir des jeunes de Kolda, pour participer à des formations à G Hip Hop. Les premiers jeunes qui ont profité des premières formations en Danse, Deejaying, Beatmaking, Ecriture. En rentrant, ils ont exprimés à leur autorité, l’importance d’envoyer d’autres jeunes à G Hip Hop pour bénéficier de ces formations. Cette année on va intégrer de nouveaux modules, photos, vidéos et management de projets culturels. 

On travaille aussi avec la fondation Ford, pour la réappropriation du bien commun. Service communautaire, Formations en entrepreneuriat, Discussion avec les jeunes et vieux du quartier. Comment développer un sens de la citoyenneté autour de la culture Hip Hop, dans nos communes ou dans nos villes. 

Un exemple que j’aime bien à Guédiawaye, Les Volontaires Verts développent beaucoup de jardin commun et public, de potager, ils produisent des légumes. A G Hip Hop, nous avons déjà un régime de banane, on aimerait aussi avoir un potager. »

 

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Quel est la présence des femmes, dans le centre Ghiphop ?

«  Elles sont peu nombreuses, un peu à l’image du Hip Hop au Sénégal. Je pense que la place de la femme, dans la société sénégalaise, l’empêche de faire certaines choses … C’est paradoxal, historiquement, le Hip Hop aux Etats Unis vient des femmes. Sylvia Robinson du Label Sugar Hill Records a produit Rapper’s Delight qui est la première production rap et Le premier Mc pour certains historien Hip Hop était une femme, Pebblee Poo. A G Hip Hop , il y’a trois ou quatre femmes qui sont actives elles sont installés dans l’administration ou la danse Hip Hop au Sénégal. 

On essaye avec Ina Thiam, et son festival Women Urban Week, de faire des sensibilisations aux femmes dans le milieu des cultures urbaines au centre G Hip Hop. On travaille aussi avec Michele Byrd-McPhee  du Ladies Hip Hop Festival à New York, pour essayer d’organiser une édition à Dakar.

Nous aimerions plus travailler avec les femmes de Guédiawaye. Elles font partie de la communauté et elles ont une place essentielle. »

 

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Interview de Young Noble

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