Guiss Guiss Bou Bess

Guiss Guiss Bou Bess

 

J’ai reçu un après midi de cette fin novembre à la Boite à Idée, le collectif d’artistes réunis sous le nom de Guiss Guiss Bou Bess composé de Tiziana Manfredi, artiste vidéaste, Mara Seck, percussionniste et Stéphane Constantini, dj électro.  A l’ombre du manguier,  le groupe me raconte leur histoire et cette nouvelle aventure qu’est l’électro-sabar…

 

 

 

Guiss Guiss Bou Bess

Stéphane : « Guiss Guiss Bou Bess c’est la rencontre de l’électro et du sabar. On voulait présenter quelque chose d’hybride et essayer de faire cohabiter ces deux cultures musicales. Moi je viens plutôt de la culture électro, même si à l’origine je viens du hiphop et j’ai fait quelques années de percussions. L’idée était d’apporter cette touche de musique électronique et de laisser Mara travailler avec les percussionnistes. »

Mara : « On s’est rencontré avec Stéphane il y’a un an et demi et on a eu cette idée. Steph fait de la musique depuis l’enfance, il vient du hiphop, c’est un musicien qui joue aussi les congas, les karons etc. Moi j’étais là à Dakar et j’avais fait un EP. Quand on s’est rencontré, on a pas mal échangé et Steph a proposé de prendre certaines pistes et de faire des expérimentations, recomposer ensemble de nouveaux morceaux.  On a fait des recherches, je lui ai expliqué les temps du sabar, le tempo, le métronome. On a travaillé pendant plusieurs mois sur ce concept de musique, « Guiss guiss bou bess », ça veut dire que c’est la nouvelle vision, l’électro-sabar. On a vécu six mois ensemble puis par la suite Steph a du repartir en France. Durant cette période on a échangé et travaillé à distance. On a rencontré Tiziana et elle a accepté de nous rejoindre. »

 

Guiss guiss bou bess - photo de Jb Joire

Guiss guiss bou bess – photo de Jb Joire

 

Tiziana : « J’ai connu Mara et Steph, il y a huit mois. Ils m’ont raconté le projet et j’ai trouvé cela très intéressant. Je partais pour l’Italie mais j’ai tout de suite adhéré à ce métissage culturel autour de la musique et de la rencontre de deux univers différents. Je trouve cela intéressant de pouvoir ajouter de l’image et faire croiser ces langages artistiques. C’est ce que j’ai essayé d’apporter sur le plan visuel. Dans mes créations, j’ai l’habitude d’utiliser des images du quotidien comme base de travail. Ils avaient une partie d’archives d’images de la Médina, prises par des amis de la famille de Mara. J’ai travaillé sur cette base. On a aussi ajouté des images historiques du musicien Alla Seck, le père de Mara et de nouvelles images. Il y a huit morceaux dans le projet, j’ai donc du ajouté aux premières créations numériques. »

 

Photo MaraSeck - JB Joire

Photo MaraSeck – JB Joire

 

Live à l’institut Français.

Tiziana : « Pour le live à l’institut français l’expertise lumière pourra apporter un plus dans l’écriture sur scène. La lumière est importante pour la mise en valeur des musiciens, la mise en valeur des moments, des actes, l’inter-nuance des couleurs. La couleur des différents tableaux etc … »

Mara : «  Oui parce que chaque morceau parle de quelques chose. L’image aide à comprendre les thèmes de chaque morceau. Tiziana a beaucoup travaillé et c’est ça l’esprit de Guiss Guiss bou Bess, des collaborations & des innovations. On a aussi invité pas mal de danseurs et Alibéta fait la scénographie.»

Steph : « C’est un travail intéressant parce quand on fait de la musique on a mille et une images en tête et mettre en images cette musique, c’est faire un gros travail objectivation. Comment une image peut elle résumer un morceau ? Quel est la symbolique etc. C’est super intéressant pour nous… »

 

Guiss guiss bou bess - photo de Jb Joire

Guiss guiss bou bess – photo de Jb Joire

 

L’album

Steph : « Tout est enregistré et prêt à sortir. On verra ce qu’on en fait…

Mara : « On y va étape par étape. On fait le concert à l’Institut Français après on fera les clips vidéos et on sortira l’album. Les morceaux évoluent et on veut prendre notre temps avant de sortir le projet»

Mara : « Chaque morceau parle de quelque chose. Le premier morceau est un hommage à mon père. Tribute to Alla. Ensuite il y a Djiguèenu Africa. On parle des femmes, ces battantes qui toujours persévèrent. Le troisième morceau c’est Héritage, je parle de mon héritage « le sing-sing », lié à notre grande famille de griot. Le quatrième morceau c’est Jungle Bombass. Ce morceau porte le même nom que la danse «  sexy ». Le cinquième titre c’est Les majorettes de Doudou, c’est un hommage à Doudou Ndiaye Rose : après il y’a le morceauLamp c’est «  la lumière » un morceau en hommage aux Bayefalls,  le  septième titre est intitulé Jem ca kanam . Dans cette chanson on s’adresse à l’Afrique, on parle des problèmes du continent. Le dernier titre de l’album  c’est Tieb bou Dub un clin d’œil à notre culture et à la musique électro. »

Steph : « Aussi la musique est basée sur les rythmiques du Sabar. C’est très polyrythmique. On part des rythmes traditionnels et on essaye de l’adapter à la musique électronique. Ca aussi ça change dans la démarche. Ce n’est pas de l’afro-house. C’est vraiment spécifique et lié au tempo du sabar. On passe du Hiphop à la jungle. On s’est vraiment basé sur les rythmiques du sabar. »

Guiss guiss bou bess - photo de Jb Joire

Guiss guiss bou bess – photo de Jb Joire

 

Guiss guiss bou bess - photo de Jb Joire

Guiss guiss bou bess – photo de Jb Joire

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