Keshia Leconte

Keshia Leconte

J’ai rencontré Keshia Leconte il y’a quelques semaines de çà. La jeune artiste peintre d’origine sénégalaise réalisait sa première exposition plastique, durant la biennale Dak’art 2018… Un après midi de juin, un peu avant son retour en France, elle me retrouvait à la Boite à Idée, pour me parler de son travail.

 

KeishaLeconte

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Keshia : « Je voulais retourner à Dakar, dans la ville où je suis née pour présenter pour la première fois mon travail. J’ai fait des recherches et je suis tombée sur the hub. Je les ai contacté et finalement ils ont acceptés d’exposer mes œuvres. Ainsi je suis venue durant la Biennale et j’ai pu montrer une série de différentes oeuvres dont certains formats font plus de 2 mètres.Le reste sont de moyen ou petit format ; des dimensions avec lesquelles j’ai l’habitude de travailler. C’était une formidable expérience ; pour la première fois j’ai pu m’exprimer et montrer ce que je fais. J’aimerais revenir et voir comment m‘installer ici. J’ai aimé le rythme de vie dakarois et le faite de pouvoir me consacrer à ma peinture. ca m’a donné envie de revenir m’installer dans la ville ou je suis née. »

Pourquoi la peinture ?

Keshia : « Mon père est peintre, il tenait avec ma mère la galerie« Lézard » quand j’étais petite. Les dimanches étaient souvent consacrés à la peinture. je peignais ou dessinais au coté de mon père.  J’aimais beaucoup dessiner. Peu à peu, j’ai perdu cette passion pour suivre un circuit normal. J’ai vécue un peu aux Etats-Unis et quand je suis revenue en France, j’ai passé mon baccalauréat. Par la suite j’ai voulu rentrer en Arts appliqués, je voulais alors travailler dans la mode. J’ai fait des concours pour rentrer dans de grandes écoles parisiennes mais ils m’ont refusés. J’ai finalement fait une faculté d’arts plastiques où j’ai trouvé mon style. J’avais un professeur qui m’incitait à faire de grands formats et à exprimer librement mon style. Je dessinais mal, mes personnages étaient disproportionnés, peu réalistes. Peu à peu j’ai développé ce truc et j’en ai fait une signature artistique et picturale. »

 

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Du cout t’es venu avec toutes ces œuvres ?

Keshia : « J’ai des œuvres avec lesquelles je suis venue et d’autres que j’ai peintes ici. Les grands formats sur lesquels j’ai travaillé ici, sont réalisés sur un support de toile. J’ai du acheter du coton, préparer ma toile, la tendre, c’était du boulot ! Une première expérience pour moi,  parce qu’avant ca je peignais sur du carton, c’est plus accessible comme type de matière première. Il faut savoir que le matériel artistique est excessivement cher à Paris. J’ai été agréablement surprise par les retours suite à l’exposition, ca m’a donné envie de continuer. »

Pourquoi ces personnages, ces couleurs aussi vivent ? C’est quoi ta démarche ?

Keshia : « Les personnages sont plus intéressants pour moi parce que j’arrive à leurs faire exprimer plus d’émotions. Le corps parle et raconte des choses. J’adore créer des expressions qui parfois même n’existent pas. Pour les couleurs vives attirent plus l’attention. Quand je commence à peindre, j’intègre la couleur fur à mesure. Je ne sais jamais comment tout cela finira. Il y’a quelque chose de spontanée dans ma démarche. Les couleurs parlent à tous le monde et procurent elles aussi des émotions. J’aime l’idée que mon travail puisse plaire au plus grand nombre. »

 

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C’est quoi la suite pour toi, comment vas-tu finir ton année 2018.

Keshia : « Je retourne à Paris, parce que je dois continuer à travailler. J’espère pouvoir monter une exposition là-bas. C’est plus compliqué parce qu’en France, ils sont plus fermés. J’espère que mon expérience sénégalaise m’ouvrira de nouvelles portes. J’aimerais faire passer des commandes, travaillé sur le textile, en imprimant certaines de mes œuvres sur des vêtements… j’espère pouvoir vivre de mon art sur le long terme. J’aimerais que ca soit ma priorité. Sur le long terme j’espère pouvoir revenir au Sénégal. J’ai besoin de plus d’espace, d’être dans un cadre qui me ressemble plus, avoir ma famille autour de moi. Dakar me parle plus. A paris tout est déjà fait, le marché est saturé. »

As-tu d ‘autres choses qui t’inspirent ?

Keshia : « Je pense que mon imagination est ma première source d’inspiration ensuite ca va être tout ce qui m’entoure en d’autres termes l’environnement dans lequel je vis. Jaime beaucoup le travail de Frida Kahlo à cause des couleurs éclatantes de ses personnages difformes. J’aime aussi Yue Minjun qui fait des personnages aux larges sourirent. J’aime les expressions de ces personnages. J’aime aussi Klimt pour son travail sur le doré. Je ne m’inspire pas forcément d’eux mais j’apprécie beaucoup leurs arts. »

 

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Ou te vois –tu dans 5 ans ? Quel âge aurais tu d’ailleurs…

Keshia : « J’aurais 31 ans. J’espère vivre dans un pays chaud ; avoir mon atelier, ma maison et ma vie de famille. J’espère que j’aurais une carrière artistique définit et lancée. J’aimerais aller en Amérique latine et collaborer avec des artistes de là-bas, exposer etc … »

Un mot de la fin ?

Keshia : «  Je remercie énormément ceux qui m’ont permis d’exposer, ceux qui sont venus me voir et qui m’ont encouragé. Je suis heureuse de cette première expérience et je suis confiante pour l’avenir. Je reviendrais incha allah … »

 

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