Noumoucounda & Karantaba Records

Noumoucounda & Karantaba Records

 

J’ai rencontré Noumoucounda un après midi de Mars à la Boite à Idée, l’artiste était de passage avec Fred Hirschy, co-fondateur de Karantaba Records. Autour d’un douté (kinkéliba – le thé locale), l’artiste partageait avec moi l’histoire autour de sa carrière de musicien et ces nouveaux projets.

 

 


« Noumoucounda fait partie de ces virtuoses de la kora, chanteur et percussionniste, il symbolise la nouvelle génération de griots. Fils de Banna Cissoko, célèbre koriste, pilier de l’Orchestre national du Sénégal, et de Fatoumata Goundo Kouyaté, chanteuse et descendante de famille Griot, ses créations se caractérisent par un mariage entre son héritage et son époque actuel. »

Pourquoi la kora ?


« Mon père jouait de nombreux instruments, il dansait aussi, c’était l’un des premiers musiciens et un artiste polyvalent. Je le voyais régulièrement jouer au théâtre Daniel Sorano et j’étais fasciné et inspiré par lui. Dans notre famille, on apprend la kora de génération en génération, mais l’apprentissage n’était pas forcé. Mon père nous a toujours dit de choisir ce qu’on voulait faire comme instrument. Notre maison est un espace d’apprentissage et continue de transmettre ce savoir. J’ai donc choisi mon instrument, la kora et j’y ai ajouté les percussions. Après avoir appris les bases, mon père m’a fait inscrire au conservatoire de musique de Dakar, pour perfectionner mon apprentissage. J’ai fait quatre ans de formations et j’ai obtenu mes deux diplômes : celui pour la kora et l’autre pour les percussions. Je voulais révolutionner la kora, donc il fallait que je continue d’enrichir mon apprentissage. Peu de temps après, je suis rentré dans l’Orchestre national où j’ai appris à relever des morceaux internationaux, d’autres types de sonorités, de nouvelles structures etc. »

 

Masa 2014

 

Kora & hip-hop, c’est aussi une longue histoire, comment ces collaborations ont commencé ?
« Après mon expérience avec l’Orchestre national, j’ai fait quelques collaborations avec un groupe de rap sénégalais et un album avec un groupe malien, qui voulaient tous deux intégrer de la kora dans leurs morceaux hip-hop. Par la suite avec le réseau grandissant et de nouvelles rencontres, j’ai fini par découvrir Awadi. On est devenus amis et peu de temps après je rentrais dans le Positive Black Soul. J’y ai fait presque toute ma carrière, quasiment vingt ans. On a fait beaucoup d’albums, on a voyagé, fait beaucoup de concerts tout autour du monde. C’est en studio, en 2003, avec la nouvelle formation du PBS, le PBS Radical, que j’ai rencontré Fred Hirschy. Tout de suite le feeling est passé et depuis lors, on collabore sur différents projets. »
C’est avec Fred, que vous avez produit ton premier album solo en 2012 ?
« Oui c’est lui qui m’a poussé et aidé à aller vers une direction artistique et musicale plus internationale. Sans lui je n’aurais jamais fait ce premier album et grâce à Dieu, ce projet m’a fait tourner de l’Angleterre au Brésil en passant par la Chine et l’Afrique du Sud. J’ai pu collaborer avec des musiciens comme Baaba Maal , Youssou N’Dour, Mc Solaar, Ky-Mani Marley et Stromae. Cet album était dédié au partage, à l’amour et à la paix. Je voulais montrer ça aux gens, offrir ces valeurs-là au public. L’album a pris du temps à se construire, il nous a fallu deux ans pour le produire parce que les moyens manquaient et on avait envie d’avoir un produit de qualité, qui me ressemble. Je suis content parce que c’est un album que j’aime toujours et les gens l’apprécient toujours. »

 

 

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Pourquoi le retour au Sénégal ?
« En 2015, j’ai eu envie de rentrer et me réinstaller au Sénégal. Avec Fred on avait ce projet de label et de studio d’enregistrement, Karantaba Records et on voulait aussi monter une école de musique. On voulait aller plus loin et créer les ressources qui nous avaient manquées sur le premier album. Aussi créer l’école c’était pour donner une chance aux nouvelles générations d’apprendre les bases de la musique, des bases que nous n’avons pas eues. Il faut pouvoir faire évoluer la musique sénégalaise. Si les conditions sont réunies, dans quelques années, les jeunes pourront aller plus loin. »
Tu as entamé l’enregistrement de ton nouvel album, peux-tu m’en dire plus sur ce projet et ses nouvelles collaborations ?
« Le nouveau projet est en construction. Il sortira en 2018. L’album s’inscrit dans une direction plus urbaine. J’ai voulu que ma culture s’inscrive dans la dynamique de l’époque actuelle, moderne.
J’ai composé le morceau Yewala avec Fred et j’ai invité Daara J Family, c’est le premier single à être dévoilé. Daara J Family, parce que c’est une histoire de feeling et d’amitié. Je les connais et côtoie depuis des années, j’aime beaucoup leur musique et j’avais envie de collaborer avec eux. J’ai eu la chance de pouvoir faire ce titre maintenant et de le présenter le 10 mars dernier au Five. Yewala, c’est l’union fait la force. Les instruments s’unissent facilement mais les gens ont toujours du mal à être ensemble. Le morceau parle de lien, d’unicité. »

 

 

 

Contacts :

Email : contact@karantabarecords.com

Studio Karantaba – 33 827 99 18 (bureau)

Communication – 77 767 83 01 (Fati Moussa Mahamane)

Instagram : https://www.instagram.com/karantaba_records/

Facebook : https://www.facebook.com/karantabarecords/

 

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