Hot! Ophis WAM

O.P.H.I.S

 

Sur un air de Booba, depuis la boite à Idée, à la Guele tapée, une cigarette au bec, Ophis se raconte. Jeune artiste sénégalais, Ophis est dans sa vingt cinquième années. Depuis quelques années maintenant, il utilise le rap comme moyen d’expression. Mais pas seulement, le jeune mc est aussi un beatmaker de talent.

Quand il était tout petit, Ophis écoutait Zouk Machine en boucle. «  Parce que Musicalement c’était intéressant. Il y avait plein de sonorités, qui partaient dans tous les sens. C’est ça qui m’a fait écouter la musique. »  La musique l’a toujours intrigué… Un jour, un de ces cousins, lui fait découvrir un titre ; Gangsta paradis. « C’était ça ! C’est ce que je voulais faire… Ca correspondait à mon état d’esprit. » Une compilation ; Scène St Denis style, lui donne envie de se lancer. Ophis ne vient pas du ghetto, mais le vécu de ces artistes, leurs histoires, parlaient à l’artiste en devenir. « Trop de gens font genre, parce qu’il faut maintenir les apparences. Eux, ils étaient caches. C’était clair. »  Le Jeune mc s’intéresse de près au rap, à des artistes comme Booba, Jay-z, Nas, Keyrus One, Akim, Big L, Dree, NWA.  Ecrire, c’est une chose, composé c’est autre chose…

Au début, il essaye le piano, le jeune mc en fait pendant un an. Mais ce n’était pas ça qu’il voulait faire. Par la suite, son père, lui offre une guitare acoustique. Il travaille dessus, pendant une année. Mais ce n’était toujours pas ça. Un soir, il écoute la mixtape d’un artiste sénégalais nommé Kemptane. Ophis est tout de suite impressionné par la composition des morceaux de la mixtape. C’est ainsi, qu’il découvre FL Studio. Ophis passe des heures à manipuler le logiciel. « C’est dur. J’avais pratiquement lâche pratiquement l’affaire ».  Une rencontre, le pousse à persévérer. Hyde, rappeur et ami de sa sœur, lui propose un deal. «  Tu fais des sons ? Oui, j’essaye… Vas-y, quand tu seras prés, on fera un truc ensemble. » Ophis se remet au travail. Deux ans après, ils font un son. Pour parfaire, sa connaissance en la matière, l’artiste décide de faire des études de music en Angleterre, à Manchester à la School of Sound Recording.

Aujourd’hui, Ophis a une mixtape prête. Mais celle-ci n’est pas destinée aux publics sénégalais. Selon lui, le public n’est pas prêt pour ça. Ophis a un langage particulier. Dans la plus part de ces textes, le mc s’exprime en argot. « Ton Fan base, c’est ceux qui peuvent s’identifier à ce que tu dis. » Cependant l’artiste n’oublie pas le Sénégal. Il travaille actuellement sur son nouveau projet. Cette mixtape, aura une identité sénégalaise plus forte.  Ophis a également travaillé son langage, et simplifié ses textes « Quel que soit le pays, ou que la personne puisse se situer, si elle comprend le français, ça doit lui être abordable. » Il précise tout de même, qu’il ne fait pas du son pour un public particulier. L’important pour lui, c’est que, ceux qui prennent le temps et la peine d’écouter, rentrent dans son univers. « Je veux emmener les gens dans mon délire et je veux qu’ils puissent se reconnaitre dedans. »

Ces paires dans le rap sont, dans l’ordre, Djiga man,  Biggie Smalls, Tupac mais aussi Shurricane, Booba, Lino, Akenaton et Nix. Dans la musique, l’artiste apprécie Bob Marley, Pascal Obispo, parce qu’ils sont dans le même délire lyricalement. Et pour finir, Maryline Manson, qui est un artiste, pour qui, Ophis a beaucoup de respect. L’artiste est un homme de cultivé. Je note qu’il a une connaissance importante en matière de rap. Je l’imagine critique musicale dans quelques années. Je suis sûre qu’il écrira. En tous cas, il devrait… Il faut partager la connaissance et le savoir. Ophis ne sait pas où il sera dans cinq ans. Sa philosophie : Carpe diem. La seule certitude, c’est qu’il n’arrêtera jamais le rap. S’il était un son ; il serait Easy life de Rick Ross, parce que pour lui, ça résume tous. Le Rap, pour Ophis, c’est un mouvement de revendication déguisé sous des rythmiques, qui représentent la communauté street. «  C’est à peu près ça le rap. » Il ajoute « Les rappeurs sont en quelques sortes des journalistes. Ils expliquent la réalité du moment, avec créativité et imagination. C’est retranscrire sa réalité. » Il y’a des modes dans le rap, mais le rap est un mouvement. Il évolue avec le temps, et selon les réalités de chacuns. L’égo trip est la base du rap. En effet, le mc raconte sa réalité, son quotidien. C’est une opinion, un point de vue totalement personnel. Le Gangsta rap est une partie du mouvement, mais il n’y a pas que ça.  En ce qui le concerne, Ophis fait du Gangsta rap. Il m’explique également que le bief, la compétition, les embrouilles, ont toujours fait partie du jeu. Ça fait partie du show, parce que le rap fait de l’argent. « Il faut que chaque album qui sort, soit un classique. Et c‘est ça le problème, comment faire mieux, que ce que les gens attendent de toi. C’est dur. »

La discussion se poursuit… Je lui demande son avis sur la responsabilité de l’artiste vis-à-vis de son public. Ophis aime le rap, parce qu’on peut tout dire. Après, c’est à chacun de prendre l’information, et de la trier, voire de la réadapter à sa propre histoire. Les adultes ne sont pas aussi influençables, que la jeunesse… Comment la protéger? L’artiste a un réel poids sur les épaules, une responsabilité. Si tu es un personnage public, tu ne peux plus faire certaines choses. Après ceux qui le font, c’est pour le buzz. « It’s entertaiment. » C’est aux parents de faire l’éducation des enfants selon Ophis. On ne peut pas être responsable des actes des autres. « Selon CNN, l’espérance de vie d’un noir dans le ghetto est de vingt et un an. » Les enfants sont livrés à eux même dans le ghetto, donc ils vendent de la drogue, mais c’est un produit de notre environnement.  « Celui qui nage dans le sens du courant, fait rire le crocodile. » C’est sure c’est mots que nos entretiens prend fin.

Vous pouvez retrouver Ophis sur Reverbnation, Soundcloud et facebook:

http://www.reverbnation.com/ophiswam

https://soundcloud.com/ophis

https://www.facebook.com/pages/Ophis/

 

 

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