Orchestra Baobab – Tribute To Ndiouga Dieng

Orchestra Baobab – Tribute To Ndiouga Dieng

 

Rencontre de Marie Arquié vec Balla Sidibé d’Orchestra Baobab après leur concert de février 2017 au Dakar Live Session au Cunimb

 

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Marie : Pouvez-vous vous présenter ?

Balla Sidibé : « Je m’appelle Bala Sidibé, doyen, membre fondateur d’Orchestra Baobab depuis 1970. Je suis le seul membre fondateur, certains sont malades, certains ne sont plus dans l’orchestre. »

Marie : Et pourtant l’orchestre a continué ?

Balla : « Oui. Ca a continué, parce que les musiciens du groupe actuel écoutaient l’Orchestra Baobab. Alors ils sont venus et ils ont pris le train en marche. »

 

 

Marie : Qu’est ce que c’était Orchestra Baobab à l’époque ?

Balla : « Le groupe est né en 1970. On n’était que Cinq et on jouait tous les week-ends dans une boite qui s’appelait le Baobab. On nous appelait donc l’Orchestre du Baobab. Quand des talents se rencontrent ca fait un grand boom et nous faisions donc du bruit dans Dakar. Les gens venaient de partout pour nous voir. C’est devenu un grand orchestre, de là, on a pris d’autres musiciens pour agrandir la formation initiale. »

 

 

Marie : D’où viennent ces notes salsa, cumbia, tropical?

Balla : « Le Baobab ce n’est pas seulement de la salsa mais aussi de la musique guinéenne, de la musique congolaise et sa propre musique. Il y’a d’ailleurs beaucoup d’ethnies différentes dans le Baobab et un seul wolof. On y trouve des mandingues, des maures,  des bambaras, ça vient de la Casamance, mais aussi de la Mauritanie, etc. On voulait représenter toutes les ethnies. On joue de la salsa, parce que les gens aiment ça au Sénégal pour y ajouter ensuite nos rythmes et nos langues traditionnelles. On se sent à l’aise là dedans. On joue aussi un peu de mbalax, on est sénégalais, mais, et c’est regrettable, il s’exporte plutôt mal, alors tout le reste c’est de la « world music »… La musique du Baobab a fait le tour du monde et des milliers de personnes viennent nous voir en concert, si on joue du mbalax, ils dansent, mais si on joue autre chose, ils dansent aussi, c’est la musique du Baobab qui les fait danser. Nous sommes plus connu à l’extérieur qu’au Sénégal, ça nous surprend toujours mais on continue de travailler pour faire danser partout. »

 

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Marie : On parle souvent plus de cumbia que de salsa vous concernant.

Balla : « Justement, on fait jamais du « pur pur ». Parfois on fait de la salsa mais avec notre langue. La musique afro-cubaine vient d’Afrique. Finalement on fait notre musique. Lors de l’enregistrement de notre premier album, quand on a commencé à jouer nos morceaux, Ibrahim Ferrer a été très étonné mais il s’est senti là dedans et puis Il a commencé à chanter… et il est rentré dans le groupe.

Marie : Il voulait pourtant arrêter la musique.

Balla : « Oui, et nous aussi on a arrêté vers 1985 jusqu’en 2000, 2001, puis Nick Gold m’a contacté par le biais de Youssou N’dour qui a chanté sur nos deux premiers albums, pour relancer le groupe. »

 

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Marie : Et là, vous ressortez un album.

Balla : « Oui, le 31 Mars, on sort notre nouvel album. Tribute To Ndiouga Dieng, notre frère qui est décédé, tout récemment. Il y’a du changement dans cet album. C’est la musique du Baobab, avec d’autres rythmes, des choses que les gens ne connaissent pas… »

Marie : Quelque soit la formation ou la dominante musicale, il y a une tonalité commune à toutes vos productions.

Balla : « Oui. Dans le Baobab il n’y’a pas d’arrêt. On a un nouveau guitariste. Le fils de Ndiouga Dieng a rejoint l’orchestre. C’est une âme qui continue …  on fait moins de batterie, moins de clavier. On joue avec des guitaristes mais c’est un même son qui traverse les générations… »

 

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Une interview de Marie Arquié

Retrouver le groupe sur Facebook 

 

Le morceau Cabral joué en live…

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