Skillaz

Skillaz les jeunes tueurs talentueux.

 

J’ai connu le groupe Skillaz aux petites pierres dans le studio d’Iscience. Staz me présentait alors la dernière vidéo du jeune groupe. Aujourd’hui, je retrouve le groupe dans nos locaux en ville. Les 3 Mcs s’installent autour de notre table de réunion.

Le Groupe Skillaz est formé de 2 Mcs Francis et Charlie ; et d’un beatmaker Lou. Skillaz existent depuis Sept Ans. Charlie était un Bboy, un danseur dans le langage de la rue. Lou et Francis des amoureux du verbe. Durant leurs enfances,  les garçons se connaissaient, mais ne se fréquentaient pas. Un jour leurs amour du Hip Hop les réunis.

«  Entre pote dans une chambre, un petit micro, un ordi, et on enregistrait. » Dit Charlie.

Pendant longtemps et encore aujourd’hui, ils demandent conseils à leurs grands frères qui font dans le milieu hip hop sénégalais depuis plus de dix ans, des groupes comme LZ3 et Still. Le Hip Hop pour eux, c’est juste une histoire de feeling, ils en font par ce qu’ils aiment ça, et qu’ils sont doués pour ça. Cette naïveté encore juvénile, me fait rire. Ils sont jeunes et passionnés.

«  C’est de l’amusement qu’on prend au sérieux. On prend du plaisir à faire de la musique. On y met toujours le même amour, la même passion. » Dit Francis.

Skillaz s’est fait connaitre grâce à leur face B. En effet, ils ont en fait quelques-unes. Le Groupe a été reçu dans différentes écoles lors de Fête de la Musique, ou Journée Culturel. Ils devraient également participer au prochain Wakh art invite, qui aura lieu à Douta Seck. Aujourd’hui, Lou prépare avec ces Mcs une mixtape. Une mixtape aux valeurs, et aux sonorités africaines. Ils ont envie d’ouverture, de mélange de style. Le groupe veut revenir à ces racines. Trouver son identité.

«  C’est un peu un rêve, on a grandi en écoutant différente styles de la musique africaine. » ajoute Francis. Ils ont envie de perpétuer le rite.

Leurs familles les soutiens, malgré les inquiétudes de certains. Le rap est mal vu au Sénégal. Ce n’est pas un art respecté. C’est difficile d’être encouragé par des familles qui n’aiment pas et ne respecte pas ce que l’on fait. C’est un réel problème ici. Ce groupe n’est pas le premier à aborder ce sujet. Mais Skillaz est déterminé. Je peux comprendre les inquiétudes de certains. En effet, il est difficile d’être artiste au Sénégal. Beaucoup d’entre eux travaillent à coté de leurs passions. Sinon ils ne s’en sortent pas et ne peuvent plus faire vivre leur famille. Cependant, la pauvreté de ces artistes, leurs manquent de moyen et donc leurs débrouillardises, fond de leurs art quelque chose de beau, de créatif, d’authentique.

Charlie est serveur dans la vie, il lui arrive aussi d’être jury dans certains concours de danse Hip Hop. Lou, en ce qui le concerne, est un sportif. Il fait partie d’une équipe de rugby. Il a d’ailleurs participé au championnat du Sénégal cette année. Francis quant à lui étudie à la fac. L’ESP,  il y étudie le Marketing.

Leurs projets pour cette année : Skillaz aime donner du spectacle. Ils aimeraient faire quelques scènes, Faire leur mixtape. Ils sont d’ailleurs ouverts à toute collaboration. Le groupe a envie de se faire voir et entendre. Ils aimeraient qu’on leur fasse un peu de place dans ce milieu déjà bien fréquenté.

«  On voit toujours les même tète. Il faut que ça change. » S’exclame Francis.

Skillaz fait partie des rares groupes qui vont vers les autres Mcs. Charlie met le doigt sur un problème récurrent à Dakar : Les clans. En effet, les Mcs de la ville ne se mélangent pas avec ceux que la banlieue, et vis vers ça. C’est une belle connerie, et en effet, Skillaz regrettent cela.

« On veut faire la démarche vers eux. Casser les complexes et les préjugés. Etre en paix avec tout le monde. » Dit Charlie.

Skillaz aimerait jouer avec un orchestre. Du live, il ne réclame que ça. Les artistes apprennent peu à peu à se diversifier. Ils s’essayent même à certains instruments. La discussion se poursuit… Skillaz se sent différents et croit en lui, même si certains ne croient pas en eux. La franchise, est leur mot d’ordre. Cette forte amitié ajoute quelque chose de magique à leur music. «  Geum sene Bop ! » affirme Charlie. Le groupe se veut originale. Ils veulent promouvoir leur culture et pouvoir l’exporter.

 « Skillaz est le reflet de nos trois personnalités ajoute Francis. On a un certain parcours, un certain vécu, et on a des choses à dire. » Ajoute Francis.

Leurs inspirations : Eminem côté technique, Jay-Z, et Hiphop Old School américain sur un plan plus international. Au Sénégal, Lz3, Still, Daara J.

Si ils étaient un son : « Na, Na, Na »  de Ndubz, parce qu’ils ont aimés la technique, l’originalité, leur style. Ils se sont vus à travers ce morceau. « C’est de l’art avant tout »

Leurs messages de fin : « Peace and love Wakh art, on apprécie le cadre, c’est une belle initiative. On vous souhait beaucoup de courage et de bonne chose. On va bosser ensemble, on va faire des trucs et puis voilà quoi… » C’est sur ces mots que notre discussion prend fin.

Retrouvez Skillaz sur Facebook :https://www.facebook.com/skillazonline

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