Tabou Diop – Xaam Bathia

Tabou Diop

J’ai rencontré Tabou de son vrai nom Tabara Diop un après midi de Mars, à la Boite à Idée. La jeune chanteuse sénégalaise, fraîchement arrivée de Chine, m’avait contacté quelques jours avant notre rencontre , dans le cadre de la promotion de son tout nouveau single XAAM BATHIA. Curieuse de rencontrer cette jeune artiste je lui avais proposé de passer à l’espace pour échanger d’avantage …

Tabou vient de Tabara. C’est un diminutif.

« J’ai commencé à faire de la musique en 2007. J’étais passionné de Hiphop et je faisais du Rap. En 2008 je suis allée à la Maison de la Culture Douta Seck et j’ai rencontré des musiciens. Ca m’a donné envie de prendre des cours. Du cout la même année je me suis inscrite à l’Ecole Nationale des Beaux-arts de Dakar.  

Plus jeune j’écrivais beaucoup. J’ai toujours aimé çà ! J’écrivais tout le temps sur tout et rien. Parfois je m’imagine écrivain. J’ai choisi la musique parce que j’aime ca, j’ai toujours aimé pousser la chansonnette, raper etc. A un moment donné j’ai décidé de m’y mettre sérieusement. »

La Chine

«  Pour tout le monde ce  choix parait surprenant. Ma mère fait du commerce avec la chine depuis plus de dix ans. Elle s’y est installée en 2006. En 2010 j’ai quitté le Sénégal pour aller dans la sous région. J’avais envie de découvrir un peu l’Afrique de l’ouest. Je voulais découvrir d’autres cultures et enrichir ma musique. J’ai fait le Mali, la Mauritanie, le Maroc et la Gambie ou j’ai finis par m’installer. Après mon arrivée, j’ai monté un groupe. Au bout d’un moment ma mère m’a invité à la rejoindre. Elle avait besoin d’aide dans son business. Je l’ai rejoins ! Au début c’était pour trois mois, mais j’ai vite apprécié ce pays et j’ai décidé d’y rester.  Les premiers mois ont été difficiles. J’avais du mal à m’adapter, je ne parlais pas la langue et les chinois ne parlent pas anglais. Du cout j’ai repris le chemin de l’université où j’ai pris des cours de langues. J’ai appris le chinois, ca m’a ouvert beaucoup de nouvelles portes. J’ai rencontré des gens et j’ai pu commencer à jouer dans des petits restaurants puis dans des endroits plus importants.

J’étais  la seule africaine à chanter et à jouer d’un instrument dans le même temps. C’était intéressant pour moi, le public chinois était curieux et je pense qu’il appréciait ma musique. Je joue de l’afro-jazz ainsi que de la variété… J’ai collaboré avec pas mal d’artistes en chine. Mon groupe est essentiellement composé par trois musiciens chinois. Avant de venir au Sénégal, j’étais invité sur la chaine nationale du canton de Guangzhou pour interpréter l’un de mes morceaux. Je chante en chinois… Etre une jeune artiste sénégalais en chine, est une fierté ! Je pense que je suis perçue comme un objet de curiosité. Ce n’est pas facile tout les jours , j’ai décidé d’y rester car j’aime ma vie là-bas. J’aimerais dans l’avenir créer un pont culturel entre l’Afrique et la Chine.

Aujourd’hui la musique me permet de pays mes études. Je poursuis mes études en langue. J’aimerais devenir traductrice chinois-anglais. Et après cela faire des études en marketing et business international. »

Xaam Bathia

« Ce morceau est une reprise d’une chanson zouloue des reines d’Afrique du sud. Je l’ai réadapté, j’y ais pausé l’un de mes textes et j’ai invité le saxophoniste sénégalais Thierno Sarr pour ajouter une touche jazzy.  Je prépare un album et cette chanson en est extraite. Xaam Bathia vient du wolof et veut dire « ferme les yeux sur quelque chose ». Tabou parle des réalités d’une société où les jeunes diplômés traversent des difficultés notamment lors des recherches d’emplois. L’artiste finit son morceau sur une note d’encouragement et pousse les gens à ne pas se décourager et à toujours persévérer.  Je vais choisir parmi mes textes et jouais sur des morceaux de variété mais pas seulement. J’aimerais composer mes chansons et inviter des musiciens sur les différents morceaux pour créer quelques choses de spéciale. Je suis toujours en phase de création. J’espère pouvoir le sortir en 2020. »

Un message à donner :

« Par rapport au 08 Mars, je pense que c’est une date importante pour les droits des femmes. Surtout les droits des femmes devraient être respectés. J’aimerais que les femmes se respectent davantage, qu’elles travaillent, qu’elles ne baissent pas les bras. Je pense que les femmes se sont développées et sont plus libre partout à travers le monde. J’aimerais qu’elles restent concentrées et ne se laissent pas détourner par nos sociétés. Je pense qu’il ne faut jamais se limiter. Je pense que les femmes aujourd’hui sont très braves, elles se battent et font beaucoup plus de choses que les hommes… »

Retrouver Tabou Diop sur Youtube, Facebook, Instagram

La suivre via son site : http://www.taboudiop.com

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